CASAMANCE EN GUERRE, NOUS N’EN POUVONS PLUS, NOUS N’EN VOULONS PLUS(Nicolas Silandibithe BASSENE)

La Casamance était un lieu de paix où il faisait bon vivre nous comptaient souvent les personnes ayant connues cette belle époque avant crise. La génération née après 1982 que nous sommes, n’avons pas eu cette chance de la connaître autant qu’elle est décrite.
En effet depuis1982, la Casamance a pris rendez-vous avec la guerre pour ne plus s’en séparer. Ce vieux compagnonnage « Casamance-guerre » a trop duré au point que nous n’en pouvons plus, nous n’en voulons plus.
Parler de cette crise de la Casamance, c’est avec un cœur lourd et meurtri, avec les larmes aux yeux qu’on s’adonne à cet pénible exercice tellement nous avons mal au plus profond de nous.
Ce mal provient des maux ( pertes en vies humaines, déplacés ou réfugiés, misère, …) que nous avons vécu de notre tendre enfance jusqu’à présent créant ainsi une situation difficile à la population. Ces difficultés affectent grandement le rayonnement de la localité qui, pourtant, dispose d’un richissime potentiel divers et varié pour asseoir un développement harmonieux et radieux des activités socioéconomique, culturelle reluisantes permettant une vie descente à plusieurs familles. Donc le développement de la Casamance, en grande partie, est tributaire d’un retour de la paix.
Toute chose à une fin. Pour ce cas tout semble ne pas s’arrêter. Nous vivons un éternel recommencement. Nos rêves s’envolent et nos peurs demeurent. Nos espoirs s’évaporent au moment où les désillusions nous possèdent.
O Dieu aidez-nous !
Que se passe t-il pour que nous ne puissions pas être en paix ? Cette Casamance en paix et de paix quand va-t-elle revenir ? D’où nous viendra la lueur d’espérance ? Quand et comment nous l’aurons ?
Depuis fort longtemps nous cherchons mais jamais nous n’en trouvons pas réponse. Avec le temps nous n’en pouvons plus car nous souffrons et suffoquons au for intérieur de chacun de nous, et en vérité nous n’en voulons plus car la pauvreté et la misère nous assomment et nous écrasent.
Casamance de paix et en paix notre idéal, Casamance de paix et en paix notre souhait. Pourquoi diantre rien ne bouge 38 ans après?
In fine nous nous faisons loisir de citer le président H. Boigny : « la paix ce n’est pas un mot c’est un comportement ». Ceci pour dire cultiver et avoir ce comportement chaque jour en tout lieu et tout le temps nous sauvera et sauvera et sera gage de paix et de développement en Casamance.
Faisons la paix de tous pour tous.

Nicolas Silandibithe BASSENE

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