CONTRIBUTION: FACE AU COVID19, PAS DE PING-PONG POUR LE MOMENT. ( Par Diouldé BOIRO , membre du Comité Central du PIT )



L’avènement du virus covid 19, au lieu de créer seulement une solidarité indéfectible entre les peuples et les Etats, de raffermir la cohésion nationale et d »aiguiser le patriotisme, est aussi pour certains une occasion d’achever le concurrent, de conforter son pouvoir ou d’entreprendre de nouvelles conquêtes.
Ainsi non content d’avoir exposé l’humanité au danger en ignorant les alertes répétées de la chine, la première puissance du monde s’est empressée de vouloir isoler la chine pour parachever les négociations économiques et commerciales par lesquelles elle voulait en finir avec la volonté de monter en puissance de l’empire du milieux.

Pire encore, le président des USA à annoncé sur fond de souhait la mort de son goulot d’étranglement en l’occurrence le président nord coréen. Aussi, si celà s’avère, il a ignominieusement tenté de renverser le régime vénézuelien.

De son côté, la chine, derrière un humanisme mal déguisé à voulu pénétrer de force tous les marchés y compris ceux que les règles de l’OMC lui interdisaient.

La Russie n’a pas dérogé à la nouvelle règle, elle a finalement percé la forteresse de l’oncle Sam en prétextant une volonté de dégel humanitaire. Celà après avoir fini de miner la cohésion dans le reste de l’union européenne déjà éprouvée par le brexit britannique.

D’ailleurs, des soupçons d’espionnage ont été brandis dans certains pays comme l’Italie. En France, ce fût les masques chinois qui ont été pointés du doigt. Certains ont vu dans la mauvaise qualité de ces masques, plus que de la cupidité, une volonté délibérée de propager le virus dans cette Europe mal préparée pour plus l’affaiblir.

Au moyen orient, en syrie au yemen comme dans les territoires occupés les impérialistes tels des hyènes ou des charognards à la vue d’une proie affaiblie n’ont pas lésiné sur les moyens et sur les stratégies pour leur expansion.

En afrique, les vieux démons se sont réveillés avec cette fois un prétexte certes fallacieux, mais impossible à démasquer ou du moins à endiguer. Par exemple en Guinée conakry le patriarche sous couvert de la pandémie, a forcé sa nouvelle constitution. Au mali des législatives ont été préfabriquées avec l’élimination inhabituelle du principal challenger.

Au Sénégal, pour ne parler que de ces quelques pays, un couvre feu plus un état d’urgence et encore une loi d’habilitation qui n’ont finalement pas donné au président le pouvoir escompté, ont été précipités. Toutes ces mesures en apparence et parole prises pour la lutte contre le covid 19, on le sait peuvent servir à d’autres fins dans l’immédiat ou plus tard.

Toujours au Sénégal, l’appel du chef de l’Etat à l’union sacrée de la nation qui avait promis des montagnes a vite accouché d’une souris. L’aide de l’Etat a détourné les attentions et cette négligence a frayé un couloir à la mort. Pire des partis politiques et sensibilités religieuses ont rompu avec fracas le pacte. Depuis lors un ping-pong inopportun s’installe dans le monde.

À notre avis, le covid 19 ne rendra pas forcément le monde meilleur comme les plus optimistes l »escompaient. Mais nous disons que ce n’est pas le moment car la pandémie avance à grand pas.

Un remède faisant l’unanimité n’est pas trouvé. Ce n’est pas non plus l’occasion car en dehors de leurs caractères immoraux, les pouvoir, les gains, les profits et toutes les allégeances acquises sur le dos des peuples dans leurs moments de détresses sont incertains.

Au lieu de perdre du temps et de perdre la bataille qui vaille, l’humanité ferait mieux d’arrêter le ping-pong. De même, les loges, les lobbies, les confréries et les partis politiques devraient tempérer leurs ardeurs.

professeur de philosophie au lycée Demba Diop de Mbour.

boirogalo@gmail.com. Tel: 775184807.

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