Espagne : Ces ‘’Boudioumen‘’ sénégalais qui font le décor blaugrana

Le Sénégalais Abdoulaye Sylla, 19 ans, a survécu à un voyage en mer, à bord d’une pirogue, vers les îles Canaries, d’où il est venu à Barcelone. Ici, avec son compatriote Mamadou, tous des éboueurs (boudioumen), ils marchent des dizaines de kilomètres, à la recherche  de la ferraille. Un moyen de subsistance. 

Deux professionnels boudioumen

“Si je ne ramassais pas de ferraille, je devrais vendre de la drogue ou voler. Ce n’est pas ce que je veux”, dit Abdoulaye Sylla. Qui sillonne les quartiers résidentiels de Barcelone où les poubelles sont passées au peigne-fin.

Mamadou, 29 ans, sénégalais dit avoir étudié dans son pays d’origine. Il espère trouver d’autres emplois à l’avenir.
“Je pense qu’il y a plus de ramasseurs de ferraille en Catalogne que d’ouvriers agricoles. Ils recyclent 100 000 tonnes de métal par an.

La plupart de l’argent provient du cuivre, rapporte yle.fi, visité par Senego.

Parc à ferraille

Rien qu’en Catalogne, dit-on, il y a entre 50 et 100 000 ramasseurs de ferraille. Il y a aussi des Marocains et des Européens de l’Est parmi eux.

Les marchandises sont acheminées vers des parcs à ferraille où les matériaux sont triés. Ensuite elles sont vendues par des intermédiaires. Les migrants ont également leur propre parc à ferraille, d’où les marchandises sont revendues.

Avec la pandémie, le nombre de collecteurs de ferraille a augmenté et la concurrence s’est intensifiée. Jusque-là, la collecte de ferraille est la seule option pour gagner sa vie.

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