Faut-il légaliser la consommation du cannabis au Sénégal?

Cette question mérite d’être posée , et interpelle chaque sénégalaise et sénégalais.

C’est un documentaire de la chaîne Al Jazeera + , diffusé dans plusieurs chaines de télévision européennes , qui a été largement relayé sur les réseaux sociaux. Beaucoup d’internautes sénégalais ont découvert Kouba , une île assez spéciale où tous les champs sont occupés par des cultures de cannabis. Cette plante dont la vente et la consommation sont interdites par la loi sénégalaise constitue la principale source financière de ces villageois de Kouba dans le sud Sénégal.

“La police ne vient jamais sur l’île de Kouba”

La dernière visite de la police sur cette île isolée, habitée par une population de “karoninkas” apparentés aux “diolas” remonterait de 1980 selon le reportage. Les habitants de l’île développent la culture du cannabis sans être inquiétés alors que la production et la revente de ce produits peuvent entraîner des peines allant jusqu’à dix ans de prison. “Ce sont principalement des Sénégalais et des Bissau-Guinéens qui viennent, pour le cannabis. L’attrait de l’argent facile a pris le dessus sur toute autre considération” informe Victor Diatta, le maire de la localité de Kafoutine dont relève Kouba. La question sur la lutte de la consommation des drogues a d’ailleurs été soulevée par le directeur exécutif de la section sénégalaise d’Amnesty International, Seydi Gassama. Il propose que la consommation du cannabis soit légalisée.

“Serait-il temps de légaliser le “yamba” au Sénégal ?”

A travers son communiqué, Seydi Gassama souligne l’inefficacité et le coût élevé de la lutte contre le phénomène : “la lutte que les États du monde sont en train de mener contre la drogue n’est pas une réussite. Les résultats sont minimes face aux moyens mobilisés pour lutter contre la drogue“. Pour Seydi Gassama, les États devraient considérer la solution de la légalisation de certaines drogues dites douces telles que le chanvre indien afin de pouvoir mener une politique de gestion de la consommation : “non seulement l’argent gaspillé dans la lutte pourra être économisé et utilisé à d’autres fins, mais aussi de couper l’herbes sous les pieds des trafiquants”.

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