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GAMBIE : RÉOUVERTURE DES MOSQUÉES AUX RELENTS DE RETROUVAILLES ENTRE FIDÈLES

En Gambie, après près de trois mois de fermeture, le gouvernement gambien a décidé de rouvrir les lieux de culte, depuis hier, vendredi 5 juin 2020, les mosquées ont rouvert, au grand bonheur des fidèles qui ont convergé par centaines pour accomplir la grande prière hebdomadaire. Conformément aux recommandations des autorités sanitaires, des dispositions ont été prises pour respecter les gestes barrières. A noter que la Gambie ne compte aujourd’hui que 4 patients sous traitement sur les 26 cas détectés.

BANJUL – Trois longs mois que l’appel du muezzin n’avait pas résonné dans leur quartier. Munis de leur tapis de prière, ils étaient plusieurs centaines de fidèles à converger vers la grande mosquée de Kanifing, un quartier résidentiel de la banlieue de Banjul. A l’intérieur de la mosquée, des rubans ont été tracés sur le sol pour respecter la distancions physique.

Dans son sermon, l’imam est longuement revenu sur la responsabilité individuelle et collective du musulman en période de pandémie. « On aura tout entendu avec cette période propice aux rumeurs. Les gens s’étaient mués en prêcheur, dénonce Imam Baba Leigh. Pourtant, Dieu préfère le musulman bien portant. Il ne peut aider le fidèle que quand il prend ses précautions. Mieux vaut prévenir que guérir. Ce n’est pas une question d’avoir peur de la mort mais de respecter les instructions ».

A la sortie de la mosquée, c’est non sans émotion que les fidèles ont réagi à cette réouverture aux relents de retrouvailles. Dr Jammeh, la soixantaine a ressenti tout le sens de se rassembler pour accomplir le deuxième pilier de l’islam. « La mosquée représente beaucoup pour nous, dit-il. C’est ici que l’on se retrouve. Au-delà de la prière en tant que telle c’est un espace de socialisation. Cela nous avait crânement manqué. Ma joie est immense aujourd’hui ».

L’émotion est le sentiment le mieux partagé. Imam Touré a ressenti une sensation particulière après avoir franchi le seuil du lieu de culte. « Sentiment de gratitude. On s’était beaucoup manqué entre fidèles. Même s’il n n’y a pas d’embrassades, le fait qu’on se salue sans se serrer les mains suffit, estime-t-il. Les poignées de main c’est juste la tradition. L’essentiel c’est d’aimer son prochain ». Ensemble, les fidèles ont formulé des prières afin que le covid-19 soit éradiqué à travers le monde.

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