Kalounayes: une Zone enclavée depuis l’indépendance du Sénégal

Faisant environ quarante huit (48) villages avec une superficie de 70 km, la zone des Kalounayes reste toujours enclavée. On ne retrouve aucune infrastructure dans toutes ses trois (3) communes (Niamone, Coubalan et Ouonck) pouvant relancer son économie. Depuis belle lurette, la principale activité des jeunes est la conduite de motos Jakarta. C’est dans cette zone que les autorités locales ne connaissent pas l’importance d’un point de presse. Le marché hebdomadaire de Djiguinoum est mis dans les oubliettes. Pire encore, c’est toujours dans cette zone qu’un maire ne peut pas estimer sa population. Peut-on compter sur une autorité qui n’a même pas le temps de signer un extrait de naissance? Où sont injectés les fonds alloués à l’éducation, la santé, la culture et le sport? Quels rôles doit jouer aujourd’hui la jeunesse des Kalounayes?
Des jeunes engagés et déterminés pour la bonne marche de leurs localités doivent être soutenus. Nous pouvons citer en l’occurrence les fondateurs de Casa Agrobusiness, Toumy Disign, Badiane & frères, Toumy Javel, j’en passe. Ils sont très nombreux à perrorer lors des campagnes électorales. Mais ils n’ont toujours pas posé d’acte concret. Ils tiennent des discours dans l’air.

Les populations de la zone des Kalounayes vivent dans le calvaire ou la précarité. Elles crient au secours. Car les choses n’avancent toujours pas. Elles n’ont plus besoin de parrainages qui se limitent à leurs donner des t-shirts ou lacostes. Nous ne sommes plus au moment de tuer les bœufs, les manger et se séparer. Cette zone où habitent le médiateur de paix Lamine Kéba SONKO, Docteur feu Salif BADIANE, Amadou Mankono (ancien ambassadeur Sénégal-France), Amadou SAGNA (international sénégalais), Ibrahima Tito TAMBA (district sanitaire de Bignona), les chefs religieux (Ismaïla DIEDHIOU, Ibrahima BADJI, Thierno Saliou BA, Cheikh Mamadou BADIANE, …) mérite aujourd’hui un hôpital bien équipé avec un personnel qualifié, une boucle bitumée, des structures scolaires disposant de bibliothèques et d’ordinateurs, d’autres lycées et collèges modernes, un marché de dernière génération, une usine de transformation des fruits locaux, un stade de sports, une électrification des villages restants, … Les ponts de Coubalan et Babatte sont défectueux. Autorités et jeunes de ma zone, le Gamou annuel des Kalounayes ne doit pas être notre seule préoccupation.

Mamadou Alpha SANE journaliste en formation

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