KOLDA – Dénuement des structures sanitaires frontalières

Même pas un seul thermo flash pour le poste de Bambadinka encore moins d’équipements individuels pour gérer des cas suspects. A Salikégné, un autre poste de santé, la sage-femme chef de poste a elle un thermoflash et une seule tenue individuelle pour ce poste polarisant 59 villages, sans compter les patients venant chaque jour de la Guinée Bissau.

C’est là,  le sombre tableau des structures sanitaires de base, en zones frontalières avec la Guinée Bissau, donc en contact quotidien avec les populations mobiles. En outre, la fermeture de la frontière a simplement déplacé les lignes et les populations continuent de voyager profitant des failles de la surveillance des frontières.

« Quand nos autorités ne parviennent pas à empêcher des charrettes et parfois des camions venir piller le reste de la forêt, le long de la frontière en temps normal, pas surprenant que les voyages se poursuivent entre pays », tonne ce vieux interrogé à la frontière avec la Guinée-Bissao.

Pour Bambadinka, depuis 3 jours, aucun malade n’est venu de la Guinée voisine, les populations signalant souvent les étrangers arrivant dans les villages. Le port du masque est encore très faible dans la zone. Quant aux différents donateurs, ils se précipitent sur le savon et autres détergents sans véritablement penser au personnel de santé à la base.

L’urgence est en tout cas signalée dans ces postes cités pour Salikégné où les malades Bissau-guinéens continuent de venir. Même les gants sont largement insuffisants. Les jeunes de Salikégné se sont beaucoup investis dans la sensibilisation sur les gestes barrières et le port de masque mais les moyens de surveillance de la frontière fragilise tout et indispose le personnel sanitaire. Ici, le souhait est de disposer d’un poste militaire pour freiner les voyages nocturnes clandestins.

 ABDOU DIAO

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