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LES DIX DATES DU TITRE DE LIVERPOOL

C’est désormais officiel : trente ans après avoir coiffé leur dernière couronne, les Reds de Liverpool sont enfin de retour – et pour la dix-neuvième fois de leur histoire – au sommet du football anglais. Un sacre prévisible dès les premières journées et quasi-acté depuis plusieurs mois, mais retardé par le confinement et seulement officiel depuis l’abdication, ce jeudi 25 juin 2020, de Manchester City sur la pelouse de Chelsea. Entre démonstrations de force et succès au couteau, retour en dates sur un titre que personne outre-Manche ne sera parvenu à contester aux hommes de Jürgen Klopp. Pas même le Covid-19 ou l’astéroïde « 1998 OR2 ».

Les dix dates du titre de Liverpool

Trois jours après un nul moisi dans le derby de la Mersey en guise de reprise, Liverpool retrouve des couleurs et cartonne Crystal Palace à Anfield (4-0). Les Reds s’offrent ainsi une première balle de match dans cette Premier League 2019-2020 : pour entretenir le maigre suspense restant, Manchester City doit impérativement s’imposer à Chelsea. Sous pression, les Skyblues craquent, comme trop souvent cette saison, et repartent bredouilles de Stamford Bridge. La symbolique est belle : c’est justement face à Chelsea que Steven Gerrard avait glissé en 2014, entraînant la perte d’un titre qui tendait les bras aux Reds. Belle, aussi, sera la haie d’honneur qui attend les tout nouveaux champions d’Angleterre lors de la prochaine journée sur la pelouse de… Manchester City, le 2 juillet prochain. Ça valait le coup d’attendre !

17 août 2019, le Liverpool nouveau est arrivé
Difficile, évidemment, de tirer des plans sur la comète après seulement deux semaines de championnat. Simple étape théorique dans le marathon que promet de constituer la course au titre, cette seconde victoire – poussive – en autant de journées laisse toutefois déjà augurer ce que sera le Liverpool cuvée 2019-2020 : moins flamboyant peut-être, mais plus réaliste et sans doute plus en réussite que son devancier. La première équipe à faire les frais de ce cynisme nouveau se nomme Southampton, battue 2-1 (buts de Mané et Firmino) chez elle après avoir assez largement dominé la première période et eu des balles de 2-2 en fin de match. En s’imposant dans la douleur au St Mary’s Stadium, une semaine après avoir cartonné Norwich en ouverture du championnat (4-1), les Reds envoient un message aussi rapide que clair au reste du Royaume : incapables de tuer le game en 2014 ou en 2019, ils n’ont cette fois pas l’intention d’égarer le moindre point en route. Tenu pendant ce temps en échec par Tottenham (2-2), City pointe déjà à deux unités à l’issue de cette journée. Un écart qui ne fera que s’amplifier au fil de la saison.

24 août 2019, l’examen de passage réussi
Après deux matchs à se faire les dents face à des seconds couteaux, la troupe de Jürgen Klopp voit se profiler son premier test de la saison. Arsenal, seule équipe à compter elle aussi six points après deux journées, fait également figure de candidat au titre. Les illusions londoniennes s’étireront une petite heure supplémentaire, le temps pour Matip de placer un coup de casque sur corner, l’une des spécialités des Reds cette saison (huit buts dans ce domaine). Et pour Salah d’y aller de son doublé en neuf minutes chrono (49e SP, 58e). Malgré la réduction du score tardive de Torreira (85e), les Gunners quittent Anfield la queue entre les jambes (3-1). Un concurrent d’écarté, un.

5 octobre 2019, le grand huit
Mais que diable peut-il arriver à ces Reds ? La question est sur pas mal de lèvres outre-Manche après ce succès capillotracté sur la pelouse de Leicester (1-2). Coupable d’avoir croqué trop d’occases après l’ouverture du score de Mané en fin de première mi-temps (40e), Liverpool croit un temps voir surgir ses démons du passé lorsque la pépite Maddison sanctionne son inefficacité et remet les deux équipes à égalité à dix minutes seulement du terme. Mais la chance et le car-régie sont du côté des champions d’Europe en titre, qui se voient accorder un péno au bout du temps additionnel, transformé par le soldat James Milner (90e+5). Après le Fergie Time, voici donc le Kloppo Time. Voilà surtout les Reds à la tête d’une série de huit victoires en huit journées, et leaders avec déjà huit points d’avance sur Manchester City, dont ils sont à un match d’égaler le record de 18 succès consécutifs en championnat (établi en 2017). La passation de pouvoir est en cours.

Octobre-novembre : la mode des Reaction men
Habitué à faire le jeu et à imposer son rythme étouffant à ses adversaires, ce Liverpool sait donc aussi réagir dans l’adversité. Après en avoir fait une première fois l’illustration à Leicester, les Reds en font carrément une habitude à l’automne, où ils empochent dix unités après avoir été menés ou rejoints au score. Une sur la pelouse de Manchester United, où ils cèdent leurs premiers points (1-1, 9e journée) et échouent à égaler le record de 18 victoires de rang des Citizens, mais préservent leur invincibilité grâce à une égalisation tardive de Lallana (85e). Puis trois face à Tottenham, devant au score dès la 1re minute à Anfield, mais renversé en deuxième période (2-1, 10e journée), trois à Aston Villa, dominé dans le temps additionnel après avoir mené jusqu’à la 87e minute (1-2, 11e journée), et trois à Crystal Palace, qui n’aura tenu son égalisation que trois minutes, entre la 82e et la 85e minute (1-2, 13e journée). Ou comment plier un championnat et le moral de ses poursuivants en à peine un mois.

10 novembre 2019, le passage de témoin
Bien que revenu de tout à l’automne, Liverpool n’est encore à l’abri de rien à l’heure de recevoir Manchester City. Relégué à six longueurs, le dauphin a en effet l’opportunité de diviser par deux cet écart s’il s’impose à Anfield. Une rencontre à quitte ou double, donc, de celles qui peuvent faire basculer une saison. C’est le cas de l’exercice 2019-2020, qui rend en partie son verdict ce 10 novembre 2019, date à laquelle des Reds ultra-réalistes expédient des Skyblues pourtant dominateurs grâce à une chiche de Fabinho (6e) et des têtes de Salah (13e) et Mané (51e). La réduction du score dans le dernier quart d’heure de Bernardo Silva n’y changera rien : battu 3-1 et repoussé à neuf points, City a probablement abandonné sur les bords de la Mersey ses derniers espoirs de titre. Déjà.

26 décembre 2019, le coup de grâce
S’il ne s’y gagne pas, le titre peut se perdre durant le Boxing Day, prétendait Sir Alex Ferguson. La maxime vaut aussi pour un Liverpool au calendrier pantagruélique (quatre matchs en une semaine, entre le 14 et le 21 décembre), qui le contraint notamment à sacrifier un quart de finale de League Cup à Aston Villa (les jeunes Reds se feront rosser 5-0 par les Villans) programmée la veille de son entrée en lice en Coupe du monde des clubs au Qatar. Pour la meute des poursuivants, la période des fêtes a ainsi des allures de dernière chance. En particulier pour Leicester, dauphin surprise des Merseysiders à Noël. Mais l’espoir sera de courte durée pour les Foxes : la dinde et le jetlag à peine digérés, les nouveaux champions du monde donnent une leçon de football aux hommes de Brendan Rodgers, qui accusent un handicap de seize points à l’issue de ce match et de la phase aller. La messe de Noël est dite.

5 mars 2020, l’avertissement sans frais
Avec dix-neuf points d’avance sur leur premier poursuivant, tous les voyants sont au vert pour les Reds, à qui le titre tend enfin les bras après trente longues années d’attente. C’est compter sans cet astéroïde géant d’un diamètre estimé entre 1,8 et 4 kilomètres, qui s’approche dangereusement de notre planète et devrait la frôler aux alentours du 29 avril. Les « faux sachants » chers à Emmanuel Macron sont formels : en cas d’impact avec la Terre, c’en sera fini de l’espèce humaine et des rêves de sacre de Liverpool. Mais que Jürgen Klopp et ses ouailles se détendent : la situation est sous contrôle, assure la NASA, qui connaît et contrôle à distance cet objet céleste depuis vingt ans. « 1998 OR2 » – c’est le blase de cet astéroïde – passera « effectivement près de la Terre, complète Patrick Michel, astrophysicien et directeur de recherches au CNRS, mais il ne pose aucun risque » . Ouf.

13 mars 2020, la menace se précise
Les prévisions de la NASA et de Patrick Michel concernant « 1998 OR2 » ont beau être rassurantes, les raisons de s’inquiéter pour les Reds se multiplient. Giflés par Watford (3-0, 28e journée) en championnat et éjectés coup sur coup de la C1 (par l’Atlético de Madrid) et de la Cup (par Chelsea), Jordan Henderson et ses équipiers doivent en prime faire face au Covid-19, qui se répand dans tout le Royaume à vitesse grand V. Le contrôle de l’épidémie passant par un confinement strict, la Fédération anglaise et la Premier League décident, de concert avec les autorités britanniques, de suspendre le championnat jusqu’au 3 avril. Une suspension prolongée quelques jours plus tard jusqu’au 30 avril minimum, et qui plonge le club du Merseyside, récent vainqueur de Bournemouth (2-1, 29e journée), dans le doute et la crainte : d’après les règlements, la compétition doit impérativement aller à son terme pour que le titre soit attribué. Et tant pis pour les 25 points d’avance des Reds au moment de l’arrêt.

28 mai 2020, le soulagement
Hallelujah ! Malgré les réticences de quelques clubs et les craintes de certains joueurs, les médias annoncent en chœur que le championnat anglais reprendra le 17 juin. Ce qui devrait, sauf énorme cataclysme, permettre à Liverpool d’aller chercher pour de bon sa dix-neuvième couronne nationale. En cas de sans-faute de Manchester City, les Reds devront prendre six points lors des neuf dernières journées pour s’assurer le titre. Dans le milieu, on appelle ça un boulevard. Et pas de « 1998 OR2 » pour gâcher la fête : l’astéroïde est passé à environ six millions de kilomètres de la Terre fin avril. Soit seize fois la distance entre notre planète et la Lune, et la moitié de la distance parcourue par Trent Alexander-Arnold et Andy Robertson dans leurs couloirs depuis le début du championnat. Try again.

25 juin 2020, la consécration, enfin

Trois jours après un nul moisi dans le derby de la Mersey en guise de reprise, Liverpool retrouve des couleurs et cartonne Crystal Palace à Anfield (4-0). Les Reds s’offrent ainsi une première balle de match dans cette Premier League 2019-2020 : pour entretenir le maigre suspense restant, Manchester City doit impérativement s’imposer à Chelsea. Sous pression, les Skyblues craquent, comme trop souvent cette saison, et repartent bredouilles de Stamford Bridge. La symbolique est belle : c’est justement face à Chelsea que Steven Gerrard avait glissé en 2014, entraînant la perte d’un titre qui tendait les bras aux Reds. Belle, aussi, sera la haie d’honneur qui attend les tout nouveaux champions d’Angleterre lors de la prochaine journée sur la pelouse de… Manchester City, le 2 juillet prochain. Ça valait le coup d’attendre !

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