mai 27, 2022

A L’ERE DE LA PACIFICATION POLITIQUE, POURQUOI PAS CELLE DE LA CASAMANCE ?

L’actualité du pays est très chargée en rebondissement en cette fin de septembre. En effet, après les actes forts et courageux de décrispation (contraint ou voulu) avec Wade, de grâce accordée à Khalifa Sall et Cie, son Excellence Macky Sall, président de la République du Sénégal semble ouvrir une nouvelle ère. Ainsi, si nous sommes enveloppés par la victoire de Massalikoul Jinnan qui a sonné l’ouverture de l’autoroute de joies de l’euphorie et de la passion à Dakar, en Casamance les familles des détenus de la tragédie de Boffa restent dans le désarroi total et le peuple vit dans une réminiscence.

En effet, avec les déboires judiciaires de plusieurs leaders et sérieux concurrents au président Sall le climat politique et social était surchauffé. En cela, le doute de voir chavirer le « sunugaal » nous hantait et faisait peur chaque fois. Heureusement les « chemins du paradis » a ouvert grandement le TER de l’espoir. En vérité le jeu politique en avait vraiment besoin d’être pacifié, décrispé pour un Sénégal stable et émergent. Au même titre, pour consolider l’accalmie, ouvrir des dialogues sincères porteurs d’espoir d’une paix, la Casamance en a, elle, impérativement besoin. La pacification ne peut se faire sans la libération de tous les détenus « politiques » de tous les fils et filles de la Casamance. Quoi de plus cynique et inhumain que de garder des responsables de famille, des soutiens, des personnes âgées, malades, d’autres mêmes morts en prison sans l’ombre d’un jugement ? Quoi de plus insensé, après tout ce qui est dit sur ce dossier, que ça coince frôlant le ridicule, l’impasse et le non compris ? Comment pouvons-nous comprendre et accepter pour une affaire aussi grave l’enquête soit faite à la hâte voire bâclée? Les droits primaires des détenus bafoués et foulés au sol ? Qu’est ce qui expliquerait donc le jeu de chantage dans l’audition ? Qu’est-ce qui expliquerait la suspension du salaire de René Capain Bassène ?  Où est donc passé la présomption d’innoncence ? Que dirons-nous d’une certaine presse instrumentalisée pour chercher à enfoncer un des leurs ? Nous respectons toutes les autorités, toutes les corps de sécurité de ce pays mais à y regarder de près, il y a là une montagne de questionnement objectif de fond qui présage une cabale savamment montée. Mais ben !

Excellence, vous avez posé un acte fort de réunification et de pacification politique. Si vous en êtes capable vous pouvez également le mieux celui de libérer les détenus et plus loin ouvrir des négociations qui aboutiront à la paix dans cette partie méridionale du Sénégal.

Excellence, trop d’intermédiaires tue la crédibilité, au Sénégal nous ne manquons pas de la ressource humaine pouvant mener à bien cette crise.

Rappelons que 24 personnes dont le journaliste René Capain Bassene sont en détention provisoire dans les prisons du pays suite aux événements malheureux de Boffa Bayotte en janvier 2018 sans être entendus sur le fond.

Au nom de l’équité, de la stabilité et la concorde nationale, du Sénégal de tous pour tous, Excellence libérez-les.

Nicolas Silandibithe BASSENE, 

Coordinateur mouvement citoyen Agir Maintenant pour une Emergence Nouvelle (AMEN)

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