mai 27, 2022
Badéme, Mahamouda, Bagame, Bouniak, Kassou Sénégal et Bazéré sont six (6) villages fantômes de la commune de Niassya dont les populations vivent le même sort. Le processus de retour des habitants enclenché depuis tarde encore à se matérialiser dans ces localités de la région de Ziguinchor toujours infestées de mines antipersonnel. Conséquence du conflit trentenaire en Casamance.

Les séquelles de trois décennies de conflit armé en Casamance sont encore perceptibles dans certains villages de l’arrondissement de Niassya, région de Ziguinchor. Des villages sont complètement abandonnés par les populations depuis plusieurs années. Badéme, Mahamouda, Bagame, Bouniak, Kassou Sénégal et Bazéré sont ces six villages fantômes de la commune de Niassya qui attendent toujours leurs populations déplacées. Le processus de retour enclenché depuis tarde à se matérialiser dans ces localités où les populations se heurtent à plusieurs facteurs contraignants qui bloquent leur retour. Les terres encore infestées de mines, les risques sont encore énorme dans ces localités qui réclament un déminage humanitaire pour nettoyer les terres.

Appliquer à cela des mesures d’accompagnement qui pourraient accélérer le processus de retour des populations. «Ces populations doivent être accompagnées pour pouvoir revenir au bercail; les populations de Bazéré ont récemment tenu un congrès pour le retour, mais nous sommes en train de voir avec les ONG comment les accompagner en tôles pour couvrir leurs maisons», lance le maire de la commune de Niassya qui affiche un optimisme quant au retour de ces populations des villages abandonnés.

A la volonté de retour des populations s’oppose leur manque de moyens et l’absence de déminage des terres polluées par ces engins explosifs qui restent des obstacles majeurs au retour de ces déplacés dans ces six villages. Des villages à vocation agricoles, avec des terres riches où tout pousse convenablement. Aujourd’hui, les terres infestées de mines, l’agriculture est plombée. Au grand dam des populations qui s’impatientent pour retrouver leurs riches terres laissées à la merci des animaux et parfois même de quelques «éléments armées incontrôlés» qui y «règnent», profitant de «l’exode forcé» des populations locales et de la générosité de la nature. 

sudonline

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