mai 27, 2022
Les populations de Djidinky mandingue, dans la commune rurale de Karantaba (Est Goudomp), ont manifesté dans la rue, leur colère mêlée de déception hier, lundi 30 septembre. 
Brassards et autres boubous rouges arborés en signe de mécontentement, les populations ont réclamé à tue-tête la construction de leur principale piste, d’une case de santé, des salles de classe et du courant électrique entre autres. A Djidinky, jeunes, femmes et hommes menacent de sanctionner les dirigeants actuels, locaux comme nationaux si leurs doléances restent inassouvies jusqu’aux prochaines élections.
 
Djidinky mandingue a vibré hier, lundi aux cris de détresse et à la couleur rouge pour décrier l’absence d’infrastructures sociales de base. Abdoulaye Diédhiou porte-parole des marcheurs a fait observer que «les populations de Djidinky se sont mobilisées ce jour, pour manifester leur mécontentement face au manque de considération des autorités municipales et étatiques. Nous voulons à cette occasion, faire comprendre au président de la République, son excellence Macky Sall, qu’il existe un village quelque part dans le Sénégal, dans le Pakao et dans la commune de Karantaba qui s’appelle Djidinky Mandingue et qui manque de tout».
 
Egrenant le chapelet de doléances, Abdoulaye Diédhiou ajoute que «La principale route qui mène ici, est sinueuse et creuse et aucun véhicule ne peut y accéder. Elle est impraticable toute l’année en saison des pluies, comme en saison morte. Nous n’avons pas de courant électrique alors que nous sommes à moins de deux kilomètres de la haute tension. Cons
 
équence  : l’insécurité, le vol de bétail et le grand banditisme sont monnaie courante». S’exprimant au sujet de la santé communautaire jugée très précaire dans cette partie de l’est du département de Goudomp, il rappelle les efforts propres consentis en vain «nous avons bâti avec nos moyens de fortune une case de santé inachevée et sans équipement. Nous voulons que l’état nous aide à disposer d’une case de santé digne du nom. Nos malades et femmes enceintes sont évacués par des motos-taxis Jakarta sur des routes cahoteuses», ont notamment indiqué avec force et désolation Abdoulaye Diédhiou le porte-parole et Boubacar Dahaba, un habitant du village sous les ovations de la foule en brassards rouges.
 
Dans le domaine de l’éducation, c’est en 2002 que les deux classes de l’élémentaire sont construites «et depuis rien ; ni de la municipalité, ni de l’état», selon eux. Les manifestants sollicitent par ailleurs, une formation et une ligne de financement pour accompagner le processus d’autonomisation des femmes qui triment dans les bas sans rendements conséquents. Ibrahima Mané, un autre habitant qualifie de mépris l’absence d’investissement dans ce village de Djidinky et invite à ne plus voter pour qui que ce soit car, trop c’est trop, dit-il. Manifestement très engagées à faire le suivi de leurs doléances, les populations de Djidinky, hommes, femmes, jeunes et moins jeunes menacent de voter l’opposition si leur cri de cœur reste lettre morte. Une rencontre d’évaluation est envisagée pour déterminer la suite à donner à leur mouvement. 

SUDONLINE

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