La BOAD lance une opération de titrisation de 150 milliards FCFA

La titrisation est un processus financier qui consiste à transférer un portefeuille de créances à un fonds (FCTC) qui émet des titres adossés à ces créances et les vend à des investisseurs, d’où le terme de titrisation.
La BOAD  lance une opération de titrisation de 150 milliards FCFA. La période de souscription se tient du 20 mars au 03 avril 2023. Cette opération permettra de financer en partie le plan « Djoliba » de l’institution. Ce plan a dégagé 5 domaines prioritaires : Infrastructure, Agriculture et Sécurité alimentaire, Énergie, Santé et Éducation, Immobilier, dont les principaux objectifs peuvent se résumer ainsi :

  • Contribuer à la création de 245 000 emplois
  • Augmenter de 88 000 m3/jour la production moyenne d’eau potable
  • Permettre la production de 170 000 tonnes de riz par an
  • Contribuer à environ 3 700 milliards FCFA au PIB des États
  • Mettre en place 13 000 km de routes
  • Contribuer en termes de capacité supplémentaire d’énergie de 380 MW
  • Éviter 18 millions de tCO2

Les investisseurs qui s’intéressent à ce type d’opérations sont généralement des investisseurs institutionnels. Ils cherchent des investissements avec des rendements stables et prévisibles, ce qui correspond parfaitement aux caractéristiques de cette opération.

Cette opération propose sur le marché, un des meilleurs rendement-risque pour de nombreuses raisons :

  • Le statut de Créancier Privilégié qui confère aux créances un très haut niveau de séniorité ;
  • La qualité du Sponsor, la BOAD : meilleure et seule notation Investment Grade dans la zone UEMOA ;
  • Une diversification géographique en un seul investissement ;
  • Une notation AAA, la meilleure note possible ;
  • Un taux de 6,10% net dans toute la zone UEMOA ;
  • Une tranche Junior de 1% souscrite totalement par la BOAD renforçant l’alignement d’intérêts avec les investisseurs
  • Un compte de réserve de 5% minimum ;
  • Le sous-jacent : il s’agit uniquement de créances souveraines avec un risque de défaut très faible ;
  • Une durée courte de 2,8 ans.

Retenons que hormis l’aspect financier très attractif, il peut être très enthousiasmant de participer à un vaste projet qui accompagne les États membres dans leurs efforts de développement.

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