mai 27, 2022

Le saviez-vous? toutes les deux heures, une personne saute sur une mine à travers le monde! A la date du mois de septembre dernier, le Sénégal a enregistré 830 victimes de mines antipersonnel. Avec le conflit en Casamance, le Sénégal fait parti des 30 pays les plus affectés par les mines antipersonnel a déclaré, ce lundi à Dakar, le directeur du Centre National d’actions anti-mines au Sénégal (CNAMS), Colonel Bahram Thiam. C’était lors de l’ouverture d’une réunion d’experts et de techniciens sur les questions relatives au déminage et de lutte contre les mines antipersonnel.

Selon le colonel Thiam, au Sénégal nous en sommes au tiers du déminage, au début les enquêtes générales avaient révélées qu’il existe 3 millions de mètres carrés à déminer dans les trois régions que sont Sédhiou, Kolda et Ziguinchor. Aujourd’hui Kolda est propre, la région est déminée entièrement encore que dans le cadre du déminage on ne peut parler de 100%. A Sédhiou, il reste encore le département de Goudoump. Cependant le gros du travail se situe dans la région de Ziguinchor. A l’heure actuelle, les estimations font état de plus d’ un million 270 mille mètres carré à déminer, à dépolluer pour être restitués aux populations.

Dans ce sens, l’année 2021 est l’objectif fixé au Sénégal pour l’élimination des mines. Le directeur du Centre National d’actions anti-mines au Sénégal (CNAMS), Colonel Bahram Thiam est d’avis que notre pays est sur la bonne voie pour atteindre cet objectif. A l’en croire, un opérateur qui a les moyens mécaniques et humains peut déminer par année 600.000 mètres carrés ce qui est suffisant pour les trois années à venir pour déminer toute la Casamance et atteindre l’objectif.

La chargée d’affaires de la délégation de l’Union Européenne à Dakar, Carmen Magarinos pour sa part affiche toute sa fierté d’accompagner le Sénégal pour le déminage de la Casamance. Ainsi, le Centre National d’actions anti-mines au Sénégal (CNAMS) pourra être accompagné pour remplir ses obligations de déminage selon la Convention sur l’interdiction des mines antipersonnel (communément appelée Convention d’Ottawa) d’ici mars 2021.

“Cette rencontre de Dakar est une opportunité pour le Sénégal de démontrer son engagement et se réengager d’une manière transparente” a indiqué Madame Magarinos.

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